Aujourd’hui nous avons des canettes, des bouteilles et toute sorte de
récipients nous permettant de boire un coup lorsqu’on n’a pas de quoi
s’acheter à boire.
Mais l’invention de la bouteille étant tardive, il a bien fallu à nos
ancêtres trouver une solution lorsqu’ils devaient se déplacer sur de
longs trajets.
La calebasse fut l’une d’entre elles.
Adoptée en guise de bouteille transportable, la calebasse dont le second nom n’est autre que la « gourde » est employée par les voyageurs de l’époque médiévale.
Souvent associée à l’iconographie des pèlerins, elle permet de
transporter de l’eau ou d’autres breuvages tout en évitant de chauffer.
Mais aussi, la calebasse supportant les coups, on ne craint pas de la
casser si on la fait tomber.

Pour l’employer, il faut d’abord la vider, la faire sécher
et potentiellement y verser de la cire naturelle pour pouvoir la
nettoyer facilement et éviter ainsi au breuvage de pendre un léger goût
de légume.
L’inconvénient est qu’on ne peut pas se dire qu’on aura besoin de gourde
pour le lendemain et de la créer à e moment-là. Il faut parfois jusqu’à
8 mois de séchage avant d’employer la gourde !

Exemple actuel sur un bourdon de pèlerin

Mais d’autres utilités seront associées à la calebasse.
En plus d’être une bouteille, on peut laisser sécher les petites
calebasses sans les vider. Ainsi, une fois séchées, les graines pourront
se balader à l’intérieur du légume et servir de hochet pour bébé.

(Réalisation de Hadi des Sentinelles du Bilad al Sham)

Troisième utilisation, la musique !
La calebasse sera employée pour la confection de divers instruments.
Tantôt en tant que petits tambours, tantôt en tant que flûte…

(image trouvée sur le forum des GMA – proposée par Ours de Fief et Chevalerie)