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L'histoire en 3 clics

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Voyagez à travers les époques et laissez-vous emporter par ces civilisations qui vous tendent la main.

Un goût de parfum

Culture Posted on 03 May, 2011 10:00:35

Le parfum prend ses origines en Egypte ainsi qu’au Moyen-Orient dans l’art funéraire antique.
Mais ce n’est pas l’art funéraire qui nous intéresse ici, ni les origines du parfum.

Si pour nous, un parfum se porte sur la peau ou sur les vêtements, il va
de soit qu’il n’est alors pas comestible et de toute manière, on en
boirait qu’on finirait malade.

Les flacons comportant des parfums étaient souvent très beaux et bien travaillé. Coûtant très cher, ces produits de luxe étaient conservés dans des flacons tout aussi luxueux.
Lors des fouilles du XIXè, les archéologues étaient bien loin de
s’imaginer qu’un jour nous pourrions user de la science pour faire des
analyses surprenantes sur ces flacons.
Chaque objet était vivement (donc bien trop) nettoyé avant d’être exposé
dans une vitrine ou pire, les visiteurs pouvant fumer dans les lieux
d’exposition, tous les objets pompèrent la fumée et empêchèrent alors
aux futurs scientifiques de retrouver des informations précieuses.

Alabastre romain en pâte de verre – IIè siècle av. JC
Jusque là, vous ne voyez sans doute pas où je veux en venir. Quel rapport avec la nourriture ?
Le rapport est qu’un beau jour, on pu faire des analyses de ces flacons
précieux que l’on pensait être des flacons à parfum… mais on se rendit
compte que certains d’entre eux comportaient, entre autre, des sauces de poissons !
Argh !!! Nos ancêtres s’enduisaient-ils de sauce de poissons en guise de parfum ?!

Dans la « lointaine » antiquité, le principe de la distillation
n’existait pas encore. Il faudra attendre de multiples essais au début
de notre ère avant d’obtenir de réels résultats.
Ainsi, pour fabriquer du parfum, il fallait une base de corps gras pour permettre une certaine conservation.
L’huile d’olive est très prisée pour la fabrication de parfums. Les macérations (à chaud ou à froid) sont alors très à la mode.
A Rome, on ne dissocie pas le parfum du corps au parfum culinaire puisque les bases sont identiques.

Dégoûtant ? En réalité non ! Aujourd’hui il nous est impensable d’agir
de la sorte mais un exemple parlant est celui d’un banquet, à Rome, où
l’invité sera plongé dans un univers de parfums où l’on associe goût et
odorat en permanence.
L’invité qui portera déjà sur lui du parfum sera accueilli avec une
couronne de fleurs particulièrement odorante, il devra se laver les
mains dans une eau parfumée (par exemple à la rose) et retrouvera dans
chaque plat des goûts et des parfums prononcés.

Oui, on s’enduit le corps du même parfum que l’on met dans les plats et vice versa.
On se parfumera aux aromates, on fera du vin de fleurs,… C’est donc tout naturel pour eux de s’enduire le corps d’huile parfumée au romarin, à la sauge,… mais de manger cette même huile dans leurs plats.

Femme romaine à sa toilette : peinture sur pierre tombale
Aujourd’hui il nous est impossible d’y songer puisqu’on n’emploie plus de base comestible pour nos parfums.

Alors, mettaient-ils de la sauce de poisson en guise de parfum ?
Non ! Là, on a pu en déduire que les flacons luxueux étaient réemployés.
Les flacons à sauce pouvaient devenir des flacons à parfum et les flacons à parfum des flacons à sauce.
Si, bien nettoyés, on ne sentait plus les différents parfums dans ces
flacons, les résidus de sauce, plus résistants on pu arriver jusqu’à
nous grâce aux analyses actuelles.

Sources :
Conférence « Parfums et odeurs » au musée Royal de Mariemont – Belgique
Le bain et le miroir – édition Gallimard – catalogue d’exposition du musée de Cluny – Paris



Rencontre avec les canneliers

Culture Posted on 16 Mar, 2011 12:50:36

Lors de mon voyage en Indonésie, j’ai fais la connaissance des canneliers.
L’espèce vue sur Java ressemblait à des hauts et fins bouleaux. L’écorce
est un peu blanchâtre avec des taches plus grisées et les feuilles ne
furent visibles que de loin puisque bien trop hautes pour moi.

Nous étions descendu des 4×4 à la découverte des plantations de café
Robusta ainsi que des girofliers, mais lorsque notre guide me mis en
main une écorce en me demandant ce que c’était j’ai eu -moi, fan de la
cannelle- une hésitation horrible !!!
Jamais je n’avais senti de cannelle fraiche, jamais je n’avais vu la
couleur de l’écorce et l’odeur que mon cerveau tentait d’analyser était
imprégnée du goût de l’arbre vivant ! Difficile d’expliquer ça mais si
vous avez l’habitude de vous promenez dans les bois vous comprendrez un
p’tit peu ma difficulté à vous décrire la chose.

L’odeur de cannelle ne venait qu’en arrière plan et était vraiment «
végétale » plutôt « qu’épicée ». Alors quand on m’a dit « mais si c’est
bien la cannelle », j’ai regardé cet arbre comme si je n’avais jamais vu
d’arbre de ma vie et, en admiration, j’aurai bien repris un cannelier
dans ma valise.

Repartie avec mes petits morceaux d’écorce, je comptais fièrement
montrer ça à mon entourage à mon retour et, après coup, je me moque de
moi-même, car je pensais montrer de l’écorce fraiche alors que j’allais
me la trimballer pendant 8 jours dans ma valise !
Si l’écorce est plate lors de la découpe, après 3 jours elle commence
automatiquement à se recroqueviller en bâton ! Et voilà… le mystère est
percé !
Bon, mes bâtons ne sont pas dépourvu de l’écorce extérieure et donc ne
seront pas tout brun une fois séchés (quoi que ?) mais j’attends de voir
combien de temps ça prend pour sentir « le bâton de cannelle » !

Juste pour info, la véritable cannelle provient du cannelier de Ceylan (Cinnamomum verum) que l’on trouve au Sri Lanka et environs. Car existe également le Casse (cinnamomum cassia),
connu comme étant « la fausse cannelle » ou « cannelle de Chine ».
Cette dernière a un goût moins prononcé et coûte évidemment moins cher.

Côté histoire, la cannelle est connue depuis l’antiquité.
Si on l’emploie déjà comme épice dans les plats, en Egypte, à l’époque des pharaons, on l’utilise en poudre lors des embaumements. Car on lui confère des propriétés médicinales.
Au Moyen-âge, elle est l’amie des cuisiniers mais reste chère et destinée à une élite.
Malgré tout, en plus de finir dans les plats, elle fini aussi dans les verres car elle est l’un des composants essentiels à la préparation d’un bon hypocras (vin rouge macéré aux épices).

On prétend qu’elle n’arrive dans nos contrées qu’à partir de 1220. Fait contesté puisque l’étymologie du mot français « cannelle » – de « canna », signifiant « roseau »– prendrait vie dès le XIIè siècle.

Mais on ne rencontre pas la cannelle que dans la nourriture.
L’huile contenue dans l’écorce de l’arbre permet la fabrication d’huile essentielle.
A travers les époques, on fabriquait des onctions et pommades
à base d’huile de cannelle et la médecine actuelle nous prouve qu’une
fois encore nos ancêtres savaient trouver les bons remèdes. Car, de nos
jours, les huiles essentielles de cannelle sont toujours employées pour
guérir de nombreux maux. En plus d’être un stimulant des fonctions respiratoires, cardiaque et circulatoire, la cannelle aurait des vertus digestive, antiseptique, vermifuge et antispasmodique.
Mais il ne faut pas abuser des bonnes choses. A forte dose la cannelle peut s’avérer toxique et pourrait détruire votre foie à cause de la présence de coumarine.
Donc si vous êtes accro, arrangez-vous pour ne consommer que la cannelle
de Ceylan car celle-ci contient beaucoup moins de coumarine que le
casse.

Bref, ce soir, si j’ai le temps après le sport, un petit réconfort pourrait s’avérer être le bienvenu.
Ayant rapporté une bonne vingtaine de bâtons, il me faut à présent les utiliser et j’ai trouvé une recette de chocolat chaud, dit de Noël, qui devrait ne pas être mauvais.

Ingrédients pour 4 tasses
– 40 cl de Lait
– 35 cl de crème liquide
– 15 g de cassonade
– ½ gousse de vanille
– ½ bâton de cannelle
– 200 g de chocolat noir
N’ayant pas de gousse de vanille à la maison, je remplacerai par de
l’extrait de vanille même si ça ne donnera pas le même effet.

Procédé

Faites chauffer le lait, la gousse de vanille fendue en deux, la
cannelle et la cassonade dans une casserole. Aux premiers frémissements
du lait, versez la crème et ajoutez le chocolat cassé en morceaux.
Mélangez bien à l’aide d’une cuillère en bois.
Quand le chocolat est fondu, passez la préparation au mixeur plongeant.
Dégustez immédiatement.
Je vous en dirai des nouvelles.

– Et vous, avez-vous déjà fait la connaissance de cannelier ?
– Aimez-vous la cannelle dans vos plats ?
– Vous l’employez plutôt avec le sucré, le salé, les boissons ?

Source 1Source 2



Un peu d’écureuil dans votre assiette ?

Culture Posted on 30 Sep, 2010 12:57:49

C’est à Bugdens, au nord de Londres que l’on peut acheter une viande que l’on considère à présent comme “durable”, de l’écureuil !

L’argument de vente de ce supermarché est que cette viande se trouve en abondance dans les environs de Londres et qu’en prime ça permet à la ville de gagner de l’argent !

Allons donc !

En effet, l’argument de base est qu’il faut 15 tonnes de céréales pour produire 1 tonne de bœufs alors qu’un écureuil ne coûte rien puisqu’il se nourrit exclusivement de ce qu’il trouve.

Puisqu’ils pullulent dans et autours de la ville, à défaut des lapins, pourquoi ne pas en profiter, de toute façon, « il y en a trop » d’après ce qu’ils disent !

Vous pensez bien que ça déplait aux diverses associations de protection animale. Et pourtant, une étude annonce qu’une moyenne de 12 écureuils par semaine sont achetés dans ce supermarché !
Ca semble énorme ? Il s’agit bien ici de consommateurs comme vous et
moi, car les statistiques concernant les grands restaurants sont tout
autre.

«Il y a maintenant 20 restaurants à Londres qui m’achètent de l’écureuil, annonce Steve Downey, directeur de Direct Chef. J’en vends aussi 200 par semaine aux particuliers. Une fois qu’ils ont goûté à la viande, ils deviennent adeptes.»

En effet, cette viande semble plaire aux chefs londoniens qui étaient quelque peu en manque de nouveautés dans leurs plats.
Marco Pierre White ou encore Hugh Fearnley-Whittingstall en sont déjà adepte.

Le chef Martin Hurrell, du Cow Pub, un plat de tagliatelles au ragoût d’écureuil à la main.
Ne croyez pas qu’il s’agit d’une nouvelle lubie. Si en tant de guerre,
le gouvernement britannique avait gracieusement autorisé les gens à en
consommer, fournissant recettes de tartes et soupes à la clé, en 2002,
Fergus Henderson présentait déjà cette viande dans son restaurant de
l’est de Londres.
Pour lui, je cite, ” La viande est délicieuse, semblable au lapin, à condition de la faire mijoter à feu doux. “
En prime, il ne servirait ce plat qu’entre septembre et avril. Comme quoi, même les écureuils auront leur période pour souffler.

Mais n’allez pas imaginer que la chasse est ouverte. Non, déception pour vous futurs chasseurs en plein cœur de Londres ; les actuels écureuils consommés proviendraient des campagnes avoisinantes. Car nous parlons, pour l’instant, ici, des écureuils gris !
Ceux-là qui furent introduits en Angleterre au XIXè et provenant d’Amérique du nord.
Ils auraient décimé la population des écureuils roux ayant toujours
vécus sur l’île et font plus de dégâts pour la faune et la flore de
Angleterre que ces derniers.

A 2$ la carcasse, les chefs y voient là une opportunité autant pour leur portefeuille que pour l’écologie du pays.

Alors, à quand la sauce écureuil pour remplacer la sauce lapin ?

Source 1
Source 2



Le 1er jour de l’an

Culture Posted on 05 Jan, 2010 10:14:10

Saviez-vous que le jour de l’an n’a pas toujours été fêté le 1er janvier ?

Les premières traces d’une fête pour une année nouvelle proviennent de la lointaine Babylone (aux environs de 2000 av. JC). Ce jour était défini comme étant celui de la première lune qui suivait le solstice du printemps.

En 46 av. JC, Jules César décide de choisir la date du 1er janvier du calendrier julien pour annoncer l’an neuf.
Ce jour est dédié à Janus (d’où janvier), dieu païen des portes et du recommencement.
Mais, pour synchroniser le calendrier avec le soleil, César a dû créer une année de 445 jours…
A la chute de l’Empire romain, cette tradition est quelque peu évincée et durant les VIè et VIIè siècles, on le fêtait le 1er mars.

A Vienne par exemple, on le fêtait le 25 mars jusqu’au XVIè siècle.

Comment mettre tout le monde d’accord sachant que durant le reste du Moyen-âge, à partir du règne de Charlemagne, c’est le jour de Noël
que la nouvelle année est célébrée ! Mais pas seulement ! Car les dates
varient selon les lieux (mars en Angleterre, dimanche de Pâques en
France,…)

Le Pape Grégoire XIII
http://info.sio2.be/calcooo/3/images/gregxiii.jpg

es années étaient donc variables selon le lieu où l’on se trouvait.
Mais aussi selon le jour du « renouveau » qui ne tombait pas toujours
le même jour de la semaine, ni du mois ! Et cette confusion persiste
jusqu’en 1564, où le roi Charles IX promulgue un édit, le 9 août, qui fixe la date du nouvel an au 1er janvier pour tout le monde.

Il fallu tout de même attendre 1582 et le Pape Grégoire XIII pour l’instauration du 1er janvier en tant que 1er jour de l’an dans le calendrier grégorien.

Sources
http://www.abastrologie.com/abfemmes.php?id_abf=18



Traditions du Nouvel an

Culture Posted on 05 Jan, 2010 10:13:25

On a pour habitude de faire des choses « banales » pour souhaiter la
bonne année. Mais tous ces petits gestes anodins ont une histoire
lointaine.

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Les bonnes résolutions
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Nouvel an rime avec résolutions. Cette idée commence chez les
Babyloniens où l’on sait que les résolutions banales n’étaient pas
d’arrêter de fumer mais bien de rendre l’équipement agricole emprunté
durant l’année.

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S’embrasser sous le gui
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Dans plusieurs cultures, comme les Celtes, on pensait que le feuillage
vert en hiver provenait de pouvoirs surnaturels. Les arbres verts ne
meurent jamais ! Et le gui, qui en plus fleurit, est un réel
porte-bonheur.
On lui attribuait des vertus telles que permettre aux femmes de tomber
enceinte, garantir de bonnes récoltes ou encore conjurer le mauvais
sort.

De nos jours, le gui est encore présent dans les maisons et l’on
prétend qu’il faut s’embrasser en dessous de la plante pour trouver
l’amour (si vous êtes célibataire) ou perpétuer le bonheur sentimental
(pour les couples).

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L’échange de présents
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Les cadeaux, on va les chercher dans la Rome antique. On échangeait ou
offrait des pièces et médailles pour souhaiter une bonne année. Ils
avaient pour but de porter bonheur ainsi que de lier l’amitié existante.

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Les cartes de vœux
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On continue dans le temps et on atterri au Moyen âge où la carte de vœux fait son apparition.
Ces cartes accompagnaient les présents offerts aux familles et elles étaient peintes à la main.
Pourtant, elles ont failli disparaitre car au XVIè siècle ça ne se
faisait pour ainsi dire plus du tout. Mais le XVIIIè siècle les a remis
à l’honneur.

Pour ce qui est de l’histoire de nos cartes modernes, son origine
remonte à 1843, en Angleterre et fut dessinée par John Calcott (cf
image).

http://dubleudansmesnuages.com/wp-content/uploads/2008/11/image_avant_000.jpg

Sources
http://www.abastrologie.com/abfemmes.php?id_abf=18



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