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L'histoire en 3 clics

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Voyagez à travers les époques et laissez-vous emporter par ces civilisations qui vous tendent la main.

Les dieux mayas

Mythologie Posted on 16 Feb, 2009 01:46:40

LES DIEUX :
On en sait très peu sur le panthéon maya. Il renfermait un nombre incalculable de divinités dont au moins 166 portent un nom. Cette prolifération s’explique en partie par le fait que chacune des divinités se présentait sous des aspects multiples. Certaines avaient plus d’un sexe, d’autres pouvaient être à la fois jeunes et âgées. Chaque dieu représentant un corps céleste possédait dans le monde souterrain un visage différent qui se révélait chaque soir à sa «mort».
Certaines sources mayas font aussi état d’un dieu suprême unique, appelé Itzamnà, auteur de l’écriture et mécène des arts et des sciences. Son épouse,Ixche, était la déesse du tissage, de la médecine et de l’enfantement et l’ancienne déesse de la Lune.

Quelque uns des plus importants

– Le dieu du Soleil-Jaguar
Le tout-puissant dieu du Soleil demeure dans les plus hautes sphères célestes. Lorsqu’il parcourt le ciel pendant le jour, son nom est Kinich Ahau. Lorsque le soleil tombe dans la Porte de l’Ouest et entre dans le Monde inférieur, il devient le terrifiant dieu Jaguar.

– Le dieu du Maïs
Tout comme le dieu du Soleil, le dieu du Maïs est associé à la vie et à la mort. Il traverse le ciel, descend dans le Monde inférieur, où il renaît et retourne dans le Monde céleste. L’aspect aplati et allongé du front de cette divinité est souvent accentué par le fait qui sa tête et ses sourcils sont en partie épilés, ce qui ne lui laisse sur le dessus de la tête que des touffes de cheveux ressemblant à un épi de maïs mûr. Les membres de l’élite maya s’efforçaient de modifier la forme des crânes des enfants pour leur donner celle, plus allongée, du dieu du Maïs en maintenant la tête de l’enfant entre deux planches.

– CHAC — le dieu de la Pluie et le Monstre cosmique

(aussi appelé TLALOC par les Aztèques ou COCIJO chez les Zapotèques)
Chac est un monstre à l’aspect de dragon avec une tête de crocodile et des oreilles de cerf. Comme il habite le périmètre du cosmos, ce monstre cosmique délimite la voie entre les mondes naturel et surnaturel. Dans l’histoire de la création, des Chac se tiennent aux quatre coins du monde. Ils faisaient tomber la pluie en versant leur sang; ils provoquaient les éclairs en projetant leurs lances de pierres. Chac était également le nom donné aux aînés mayas qui assistaient aux cérémonies et aux sacrifices.
(Très souvent représenté, au 4 coins des édifices, avec un nez très long en forme de trompe se dirigeant vers le ciel)

– QUETZALCOATL (appelé aussi Kukulcan)

Dont le nom signifie “serpent à plumes” et “jumeau précieux” était une divinité majeure du panthéon aztèque, aux origines archaïques. En tant que l’un des quatre dieux créateurs, il joua un rôle déterminant dans le mythe des 5 étoiles. Il revêtait aussi de nombreuses formes, les plus célèbres étant le dieu du vent Ehecatl (le dieu bienveillant du Savoir et des Artisans, le dieu des Jumeaux) et le Serpent à Plumes.
Le concept de Serpent à Plumes remonte au moins à la civilisation de Teotihuacan (IIIe-VIIIe ap. J.-C.), la grande cité du plateau central du Mexique. A cette époque, Quetzalcoatl incarnait probablement une divinité de la végétation et était étroitement lié au dieu de la Pluie : Tlaloc Avec les Toltèques, du IXe au XIIe, il devint le dieu de l’Étoile du Matin et du Soir, et c’est sous cette forme qu’il fut vénéré dans la capitale toltèque de Tula.

– Itzam-Yeh — l’Oiseau céleste
Également appelé Oiseau-serpent et Sept-Ara, Itzam-Yeh est associé aux quatre coins du monde décrits dans le récit de la création. Il délimitait également les quatre coins du temple, établissant ainsi la sommet de la montagne sacrée.

– Les Seigneurs de la Mort
De nombreux dieux mayas habitent le Monde inférieur. Les Seigneurs de la Mort sont représentés comme des squelettes ou d’horribles êtres bouffis portant des ornements tels que des globes oculaires arrachés aux morts.

SOURCES :
Mon voyage au Mexique-Guatemal-Belize
Atlas historique de la Méso-Amérique par Norman Bancroft Hunt
www.civilization.ca/civil/maya/mmc03fra.html



La folie des dieux

Mythologie Posted on 15 Feb, 2009 19:07:47

Il va de soi que la folie, dans tous les sens du terme, est à employé aussi
bien pour l’homme que pour les dieux.
Car à en croire les expressions, la folie touche tout le monde, quel que soit
son rang, son pays ou sa couleur.
On a tous employé les expressions «être fou de rage», «être fou d’amour pour
quelqu’un», «entrer dans une folie furieuse» ou encore «avoir la folie des
grandeurs»…
Bref, pour illustrer quelque peu ceci, je vous plonge dans la mythologie
grecque, mythologie connue de la majeur partie de la population actuelle
européenne.

•._ MANIA _.•

Mania est loin d’être une déesse majeure du panthéon grec, du moins pour les
petits intéressés que nous sommes. Et pourtant elle personnifie directement la
folie pour le peuple grec.

Etant déesse des Enfers, elle tourmente les coupables sans leur laisser de
répit, les faisant devenir fou d’épuisement.
Vous allez me dire que c’est bien joli mais que va vous apporter Mania dans
votre vie.
Et bien en y regardant de plus près on peut tout imaginer sur Mania et réécrire
l’histoire.
Aujourd’hui on pourrait presque dire que le mot « manie » en découle.
Avoir des tocs ou des manies qui nous rendent tous dingue c’est classique.
Et toutes ses manies sont parfois tellement insupportables qu’elles font de
notre vie un « enfer ». Autant de mots associés par pure coïncidence
pensez-vous ?

•._ MEGERE _.•

Si, si la mégère a été inventée il y a bien longtemps !
Mais avant de devenir cette vieille pie qui radote pour faire du mal dans votre
dos, elle fut une des 3 Érinyes (ou
Furies chez les Romains), déesses de la Vengeance.
Notre Mégère joue principalement 2 rôles:
– elle suscite les querelles armées, les colères et les crimes contre la
famille ou l’ordre social. – – mais elle tourmente également ses victimes et
les frappe de folie. Elle abuse de sa chevelure de serpents, de ses torches et
de ses fouets pour ce faire.

•._ PAN _.•

Bizarrement certains se demanderont pourquoi je parle de Pan alors qu’on
traite de la folie.
Tout simplement car il insuffle la panique. Et la panique peut rendre
complètement fou.
Les Grecs de l’Antiquité racontent que ses colères, ses cris, ses chansons et
ses cachettes créent la panique chez les hommes.
Pan est le dieu de l’inexplicable. Il peut prendre possession d’un être et le
forcer alors à errer dans la nature en ayant bons nombres de «fou»-rire ou
ayant tantôt des crises d’absence tantôt d’épilepsie.
Voilà la raison pour laquelle la folie et lui font bon ménage dans cet article.

•._ HERA _.•

Héra est une femme particulièrement jalouse et colérique !
Ces vilains défauts feront le malheur des dieux ! Comme les parents adoptifs
du dieu Dyonisos qu’elle rendra fou, mais aussi les maîtresses de Zeus, son
époux, qu’elle ne quittera pas d’une semelle pour étancher sa soif de
vengeance. Elle fera tourner en bourrique la nymphe Io, transformée en vache
par Zeus pour la protéger de la vengeance de sa femme contre son adultère. A sa
manière, Héra arriva à rendre folle Io en lui envoyant un essaim de taons la
piquer. La pauvre vache ne pourra facilement s’en débarrasser.

Apparemment cette pauvre déesse est aussi folle qu’elle ne rend les autres
fous !
Ca n’a pas que du bon d’être «folle de jalousie» ^^

•._ HERACLES _.•

Héraclès est un des personnages que touchera Héra de sa colère. Attristée de
ses exploits elle le rendra fou. Alors il s’attaqua à son neveu bien aimé (qui
échappera de justesse aux coups d’Héraclès devenu fou furieux). Mais Héraclès
tua alors de sans froid 6 de ses enfants et 2 de son frère en jetant leur corps
dans le feu.

Lorsqu’il retrouva ses esprits, il s’enferma dans une chambre et y demeura quelques
jours dans l’obscurité avant d’être purifié par le roi Thespios et ensuite de
se rendre à Delphes pour y rencontrer la Pythie et lui demander conseils.

•._ ATTIS _.•

Mais qu’est-ce la folie sans l’amour !
Personne n’échappe à l’amour, personne ne le contrôle, et encore moins Attis,
qui, amoureux de la belle Rhéa en devient réellement fou au point de se castrer
lui-même !

Bref l’amour rend fou beaucoup de dieux ! Et oui, ils en perdent la
raison, comme Arès pour Aphrodite lorsqu’il apprend que cette dernière préfère
les bras et le cœur de Arès aux siens.

•._ CONCLUSION _.•

La folie est partout sous différents aspects. A chacun sa
version de la folie et chacun doit interpréter la folie des dieux grecs de
l’Antiquité comme il l’entend. Mais les Grecs sont bien loin d’être les seuls à
avoir des dieux fous !

On peut dire que l’amour, la jalousie, le pouvoir, la ruse, …
ont traversé le temps. Mais que serait la vie sans un peu de folie ?!



L’Islande, pays des « Huldufólks »

Mythologie Posted on 15 Feb, 2009 19:06:04

L’Islande, terre de volcans, terre de glaciers et geysers, terre de
légendes, terre où les elfes et les trolls ne sont jamais loin…

Dans ce pays où la diffusion de téléphones portables et d’Internet est
la plus forte d’Europe, la population vit parmi les elfes, gnomes,
trolls et autres créatures mythiques nommées « huldufólks » (= le peuple caché), qui peuplent toujours le paysage islandais.

Cette croyance envers les « huldufólks » a subsisté en Islande à
travers les âges au point que vous risquez de croiser de petits
monticules de pierres qui leur sont destiné, ou encore des maisons
miniatures disposées aux bords des routes.

Maisons d’elfes proches de Strandakirkja
http://brucemhood.files.wordpress.com/2009/03/250px-elf_houses.jpg

Cette croyance est tellement forte, que certaines routes ont été détournées simplement parce que son sillage est suspecté d’empiéter sur un lieu occupé par un de ces petits êtres.

Cette croyance envers le « Peuple caché » a aussi existé en
Scandinavie, ainsi que dans beaucoup d’autres mythologies, telles que
les mythologies celtique, gauloise et germanique, proches du folklore
islandais.

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Survie de cette croyance
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La souche de cette croyance aux elfes est sans doute plus ancienne que
plusieurs éléments de la religion nordique. Les elfes ont survécus dans
l´esprit du peuple, en fonction des besoins physiques et spirituels des
ceux-ci. Mais cette croyance n´est pas pour autant officielle.

Grâce à quoi cette croyance tient toujours debout aujourd’hui ?

Comme dans toute croyance, certains la font vivre pour des raisons pratiques et préventives. Elle apparaît chez ceux qui, pour des raisons diverses, doivent se rapprocher des domiciles prétendus des elfes.

Généralement on essaye d’éviter à tout prix ces lieux, étant donné les
légendes qui décrivent les elfes comme des êtres malveillants et
dangereux (ces récits racontent les mésaventures d’hommes, femmes et
enfants, qui ont troublé les elfes et ont péris d´une façon horrible).

D’ailleurs, certains individus, qui à un moment ou autre ont besoin des
elfes dans leur vie, tentent une approche défensive et qui suscite le
besoin du pouvoir fidèle. Ceci réfléchit une attitude modeste qui
inclut la soumission du croyant à l´autorité des elfes. En d´autres
termes l´individu a fait une religion de sa croyance.

Ce qui peut être seulement une question de principe, est transformé en
un système religieux, intime et profond. Ce besoin de croire à peu à
peu augmenté et s’est intensifié et cette croyance n´est pas économique
ou pratique.

Mais si, comme je le citais plus haut, on trouve des routes, ponts et
chaussées déviées lorsqu’elles passent par un lieu soi-disant résidé
par des elfes, c’est car l’homme choisit de suivre les traces de ses
ancêtres et d’honorer la tradition.

Qui plus est, si vous êtes honnête envers les « Huldufólks », vous
pouvez obtenir d’eux des relations réciproques et sincères. Selon les
légendes c´est toujours les elfes qui demandent une faveur d´une façon
ou d´une autre et de tout temps ils ont toujours récompensé largement
leurs interlocuteurs. Mais attention, la compensation des elfes est
aussi large que leur revanche est féroce. En outre ceux qui se lient d´amitié avec les elfes, deviendront heureux et prospères toute la vie. Voilà pourquoi il est bon d’y croire et de cultiver une relation avec eux cette façon.

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Et le tourisme ?
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http://img196.imageshack.us/img196/1238/647514576l.jpg

Le côté économique de cette croyance est très important aux yeux du tourisme islandais.
Les touristes se font souvent une image naïve de ce peuple croyant à
ces créatures. Ceci rend alors les islandais comme un peuple « sauvage
heureux ».

Mais ça fait bien l’affaire d’un certain corps de métier et c’est une
façon moderne d´être en relations d’affaire avec les elfes.

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En conclusion
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La croyance aux elfes est donc ambiguë et compliquée. Sa dimension a
diminué mais la foi est de nature inchangée. Cependant on trouve une
transformation discernable : le « commerce » de cette croyance
prédomine dans la société moderne en Islande mais jadis c´était la
croyance profonde aux elfes qui dominait. Par conséquent les gens
modernes ont plus besoin du soutien économique qu’émotionnel.

Mais, en ce qui concerne la question si les elfes sont réels ou pas, il
n’est pas nécessaire de prendre parti. L´intention est surtout de
défendre ses propres intérêts

SOURCES
http://pagesperso-orange.fr/saga.gilabert/page_trolls.html
http://www.larcenciel-forum.com/spip.php?article236