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L'histoire en 3 clics

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Voyagez à travers les époques et laissez-vous emporter par ces civilisations qui vous tendent la main.

Les jardins d’Annevoie

Archéologie Posted on 11 May, 2009 11:32:25

Un jour ensoleillé, ma sœur et moi décidons de partir visiter ces jardins si réputés, dits « jardins d’Annevoie ».
Si vous êtes grand amateur d’arbres exotiques ou de fleurs rares, pas la peine de vous y aventurer, le point fort de ces jardins ne tient pas dans la flore mais dans l’eau.

En effet, ces jardins d’eau, situés non loin de Dinant (Belgique) datent du XVIIIè et sont classés patrimoine majeur de Wallonie.

La région dans laquelle se situent les jardins est verdoyante et nous
change du gris fade et des briques rouges bien belges. On déambule
parmi différents styles architecturaux (français, anglais,..) ainsi que
des arbres centenaires et, en saison, tulipes, roses, rhododendrons ou
framboises.

Comme dit plus haut, le sujet principal est l’eau. En effet, le propriétaire des jardins, Charles-Alexis de Montpellier, décide de créer ces jardins au XVIIIè pour son petit bonheur mais aussi ceux de ses visiteurs.
C’est donc une eau, qui s’écoule naturellement depuis 250 ans, qui vous accompagne durant votre balade.
Certaines fontaines fonctionnent sans mécanique, c’est-à-dire par la
simple force des vases communicants et puisent leur source dans le
grand canal (400m) ou le petit canal (168m), partie intégrante du parc
actuel.

Le petit canal en direction du château
http://idata.nomao.com/1/5/1/b/2/a/f/fbcc76d93fc42c104d2d2e7c72/115442/878639.jpg

Ce lieu est une histoire de famille. Les de Montpellier s’y trouvent depuis le XVè siècle.
Bien qu’entre temps, la famille de Halloy en fut propriétaire avant que
Jean de Montpellier ne le reprenne sous son aile au XVIIIè.
La famille, reconnue pour être de célèbres Maitres des Forges, décide
d’investir son argent dans la rénovation des lieux. C’est donc
Charles-Alexis, Mayeur de la cour des Ferrons, qui aménagera les
jardins et agrandira le château vers 1758.

Charles-Alexis de Montpellier (1717-1807)
http://oghb.org/images/couvertures/montpellier.jpg

Ayant pas mal voyagé, il décide de mettre un peu de découverte dans ses jardins.
On verra alors l’influence tantôt française, tantôt anglaise et même italienne.

Style français
C’est l’art de corriger la nature. On travaille sur l’architecture et
les perspectives. On n’aime pas les courbes sinueuses et on préfère les
longues allées rectilignes.
Ex. : l’Allée des fleurs, la Grande allée, la Cascade française…

Style anglais
C’est l’art d’imiter la nature. Et parfois de manière très poussée. On
reproduit de fausses grottes, fausses cascades au milieu des herbes, on
s’inspire du Romantisme anglais.
Ex. : la Cascade anglaise et la Grotte de Neptune, créées de toutes pièces.

Style italien
C’est l’art de s’accommoder à la nature. On aime jouer avec les plans,
la variété, les contrastes,… Ici, on apprécie les courbes et les
différences de niveaux.
Ex. : la charmille, le Bassin de l’artichaut, la courbe du château…

L’allée des fleurs
http://idata.nomao.com/1/5/1/b/2/a/f/fbcc76d93fc42c104d2d2e7c72/115442/878644.jpg

Après les travaux, les jardins ouvrent leur porte au public en 1930.
Depuis lors, ils n’ont de cesse d’être visités.
C’est 10 générations de de Montpellier qui y ont résidé avant de laisser la place à Stephan Jourdain et sa famille.

En conclusion, un moment sympathique, trop vite parcouru et un peu trop cher à notre goût.
7,80€ pour une petite heure de balade en prenant son temps, mwai… peu mieux faire.
Ceci dit, par manque de bol, on est également tombée entre 2 floraisons
: la fin des tulipes et les rhododendrons et rosiers qui ne pointaient
pas encore leur nez…

Info pratiques et visite virtuelle.

Sources :
http://www.annevoie.be
http://fr.nomao.com/115441.html



La flûte à bec

Archéologie Posted on 16 Feb, 2009 02:57:03

Un soir, au coin du feu, alors qu’Alaïs se met à jouer de la
flûte, Morri, intriguée, demande à sa comparse « comment ça se joue ça cette
chose-là ? »

Et voilà que Morri teste la flûte à bec…

Horreur et damnation ! Elle siffle faux ! Mais bon, avec
beaucoup d’entraînement, elle y arrivera peut-être un jour… ou pas.

Si je vous parle de la flûte c’est dans un premier temps car
je l’ai un peu testé et que du coup, cette petite expérience me pousse à venir
vous parler d’un instrument courant de la musique médiévale.

Mais également car la flûte est l’un des instruments le plus
vieux du monde !

http://www.instrumentsmedievaux.org/galerie/imag/fab2.JPG

La flûte existerait depuis la nuit des temps donc ? Et bien
elle existait déjà avant le Moyen-âge. L’homme fabriquait déjà des « flûtes »
et des pipeaux en creusant les os ou les cornes avant d’en arriver au bois.

Les flûtes que l’on nomme « flaüte », « frestel », « flageol
» ou encore « fistule » au Moyen-âge sont fabriquées par les «fleutiers». Et
dès le XIIIè, ces artisans en font de différentes tailles.

Mais la technique de percer du bois de façon cylindrique
prend son envol au XIVè siècle.

C’est donc souvent à cette période que l’on peut parler de «
véritable flûte à bec ».

Avant cela, les flûtes étaient beaucoup moins travaillées au
niveau du sifflet et moins décorées mais le nombre de trous a également évolué
au fil des temps.

Ainsi on voit apparaître, 7, voir 8 trous et un dernier pour
le pouce. Cela permet d’élargir la gamme de notes.

N’oublions pas que la flûte à bec est un instrument
incontournable dans la musique médiévale. Elle sera également très présente à
la Renaissance et à l’époque baroque mais disparaîtra presque totalement à la
fin du XVIIIe siècle.

Aujourd’hui, on prétend que seuls 3 exemples originaux
existent de ces temps reculés (XIVè). On citerai donc 3 découvertes :

=> La flûte de Göttingen, en 1987 :
http://www.recorderhomepage.net/inline/goettingen.jpg

=> La flûte de Dordrecht, dans les années ’80 :
http://www.recorderhomepage.net/inline/dordrecht.jpg

=> La flûte de Esslingen, dans les années ’90 :
http://www.recorderhomepage.net/inline/esslingen.jpg

On remarquera également que la flûte apparaît dans de
multiples tableaux.

Ici je vous invite à admirer les détails de quelques
tableaux 😉

=> Détail du “triomphe de Vénus” de Francesco
del cossa (1436-1478)

http://www.musicologie.org/sites/f/flute_33.jpg

=> Détail du “Couronnement de la Vierge de
Cologne”, milieu du XVè

Maître de la Passion de Lyversberg
http://www.flute-a-bec.com/detailflutes15e.jpg

Les connaisseurs diront que « leur tessiture devait être de
l’ordre d’une octave et d’une sixte, peut-être un peu plus, avec des doigtés un
peu différents de ceux de nos flûtes à bec d’aujourd’hui ».

Alors avez-vous déjà testé la flûte ? Et que vous inspire le
son des flûtes et leur création depuis la nuit des temps ?

*-*-*
SOURCES :
http://www.instrumentsmedievaux.org/pages/Fab39.htm
http://www.lemenetrier.com/instruments_2.htm
http://www.flute-a-bec.com
http://www.recorderhomepage.net/medieval.html



La Cappadoce

Archéologie Posted on 15 Feb, 2009 23:20:02

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La Cappadoce
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La Cappadoce est une entité historique plus que géographique de la Turquie.
Au cours des siècles, ses frontières ont constamment évolués.
L’origine de son nom provient du mot perse « Katpatuka » signifiant « le pays des beaux chevaux ».

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◊ Son paysage
——————

Pour mieux s’en rendre compte, rien de tel que des images.
Vous verrez alors l’extraordinaire particularité du lieu, pratiquement unique en son genre.

Tantôt faisant penser à de la crème, tantôt à l’habitation des
schtroumpfs intergalactiques, on peut aussi découvrir des formes dont
notre imaginations n’a aucune limite, tels que des formes animales et
humaines dont les touristes raffolent.
Surtout les cheminées de fées, à forme phallique ! Et ouiiii le touriste aime ça :))

http://img.1.vacanceo.net/classic/12596.jpg
http://www.routard.com/images_contenu/communaute/photos/publi/005/pt4474.jpg

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Histoire
————

•.° Pour faire court, ce qui est difficile, on sait qu’à la préhistoire
certains hommes occupaient déjà ces lieux. On y a retrouvé des foyers,
des statuettes et des outils lithiques, en obsidienne ou en os.

•.° Leurs successeurs furent les Hittites (3000 – 1750 av. J-C.) qui
développèrent le troc avec les Assyriens de Mésopotamie pour survirent
dans ces lieux hostiles où l’ont ne trouvait que or, argent et cuivre.
On retrouva d’ailleurs des tablettes assyriennes expliquant les diverses taxes et impôts envers l’Anatolie.

De langue Indo-Européenne, Les Hittites s’inspirent des rites culturels
et religieux. Leur écriture était en hiéroglyphes et souvent
représentée sur des statuettes.

Après 600 ans de règne, ils furent sévèrement défaits par les Phrygiens et leur empire fut démantelé.

•.° Virent alors les Kimmers, puis les Médes pour laisser la place aux
Perses. La Cappadoce était pour eux une région sacrée étant donné
qu’ils étaient adeptes du culte du feu (cf volcan).

•.° Puis les Romains arrivèrent succédant à Alexandre le grand. C’est
alors que la religion chrétienne se répandit dans l’Anatolie. Ce sont
les Romains qui creusèrent les 1ères églises dans la roche.

•.° Suite à la division de l’empire romain, la Cappadoce fut disputée
pendant + de 100 ans entre Sassanides et Byzantins et les icônes furent
interdits dans les églises.

•.° C’est au XIè S. ap. J-C que les turcs Seldjoukides pénétrèrent en
Anatolie et infligèrent une sévère défaite à l’empereur byzantin. Konya
devint alors la capitale de l’état Seldjoukide.

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Les habitations
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La roche étant très friable, les habitants de la Cappadoce ont pus
créer des maisons directement à l’intérieur des rochers de tuf. Toute
la population de cette région vivait donc dans des habitations dite troglodytes.

http://img94.imageshack.us/img94/4520/hopital2.jpg

Ces habitats procuraient bons nombre d’avantages à leurs occupants tels que :
– Pas besoin de construire des murs ni fondations.
– La température est constante (entre 12 et 18°) frais en été, clément en hiver.
– Les maisons restent relativement sèches vu l’écoulement des eaux sans toit.
– Ces « cachettes » renforçaient la protection des occupants contre les attaques fréquentes des pillards.

On peut découvrir des cités entières construites sous la roche où il
est très facile de s’y perdre d’ailleurs parmi les innombrables
galeries et cavités. Il en existe plus de 200 en Cappadoce et certaines
d’entre elle sont visitables.

Leur façon de construire est pratiquement toujours la même :

1. Dans les parties supérieures, on retrouve les pièces liées aux fonctions alimentaires :

D’abord les écuries et étables. Juste après on y trouve des celliers
stockant les réserves de nourritures. Ensuite viennent les cuisines, le
réfectoire. D’ailleurs, quelquefois, une cavité proche des cuisines
servait à la fabrication du vin.

2. Viennent ensuite, en dessous, les habitations, les chapelles, les
couloirs et des tunnels reliant entre elles les cavités et les
différents niveaux de la cité.

3. Tout le long de ces galeries on peu y voir des cheminées d’aération,
descendant jusqu’en bas des cités, elles assuraient la ventilation des
cavités. On y trouve également des puits permettaient de retirer de
l’eau.

4. Après la chapelle on pouvait trouver les galeries mortuaires.

5. Il faut préciser que chaque entrée, chaque « porte ouverte à un
endroit stratégique » étaient protégée par des fermetures assez
astucieuses : une grande meule en pierre taillée sur place était roulée
et permettait d’obstruer parfaitement les galeries d’accès. Ceci était
une bonne protection.

http://img187.imageshack.us/img187/5594/pict0047y.jpg

ar n’oublions pas que ces cités finirent par devenir de véritables refuges contre les invasions. A l’intérieur, les hommes pouvaient vivre en parfaite autarcie durant 3 mois !

Les Seldjoukides continuèrent à utiliser ces cités après la fuite des
habitants, mais ils les utilisèrent principalement à des fins
militaires.

Aujourd’hui, ces habitations troglodyte sont encore utilisées. Elles
sont surtout employées pour entreposer du matériel agricole ainsi que
les troupeaux.
Mais certaines familles habitent encore sous terre, bien que de plus en
plus, les habitants logent dans de nouvelles maisons construites sur le
sol, pour des raisons de commodité.
La protection du site par l’état turc et l’Unesco contrôle sévèrement
la transformation, la réhabilitation ou la construction de l’habitat de
ce type.

SOURCES
http://www.planet-turquie-guide.com/formation_cappadoce.htm
http://www.la-turquie.com/tr_rubrique/tr_cappadoce.php
http://www.routard.com/guide_voyage_lieu/3570-cappadoce.htm
+ voyage sur place



Le disque de Phaïstos

Archéologie Posted on 15 Feb, 2009 23:08:17

Phaïstos est une ancienne ville de Crète. C’est l’un des sites les plus importants de la civilisation minoenne (de 2700 à 1200 av. J.-C.).

Habité à partir de 3000 avant J.C, on y retrouve surtout son palais, construit de la même façon que ceux de Cnossos, Malia et Zakros.
Ainsi, c’est dans ses vestiges, parmi un nombre inestimable d’objet dégagés que sera mis à jour le fameux disque.

=============

·▪•● Le Disque ●•▪·

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•._ Découverte _.•

C’est en 1908, dans la plaine de la Messara, qu’une équipe d’archéologues italiens fait la découverte d’un disque d’argile lové au cœur du palais de Phaistos.
C’est Luigi Pernier qui sorti le disque d’une des annexes du palais, sous 50 cm de gravas.

•._ Description _.•

Le disque de Phaistos est un disque d’argile, pratiquement dénué d’impuretés, qui mesure 16 cm de diamètre et 1,2 cm d’épaisseur. Datant probablement du 17è avant J-C, la plupart des archéologues, qui ne remettent pas en cause l’antiquité du disque, estiment qu’il ne s’agit probablement pas d’une œuvre unique. Ils pensent que d’autres réalisations de ce type ont existé; pour la simple et bonne raison que les caractères sur le disque ne sont pas dessinés mais bien été imprimés à l’aide de tampons (poinçons ou sceaux). Qui se casserait la tête à créer un tampon si ce n’est pour une utilisation unique de ces gylphes ?!

Un certain mot ne vous a-t-il pas fait tilt ? Et pourtant, le mot « imprimés » laisse à croire que l’imprimerie a prit forme bien avant notre Gutenberg.

Allez, pour éviter les mots compliqués et inutiles, voilà donc à quoi ressemble ce disque :

http://disque.phaistos.free.fr/images/disque_phaistos_01.jpg

Face A : http://disque.phaistos.free.fr/images/FaceA_Disque_Phaistos_Evans.jpg
Face B : http://disque.phaistos.free.fr/images/FaceB_Disque_Phaistos_Evans.jpg

Le disque original est exposé au musée archéologique d’Héraklion en Crète, en Grèce.

•._ Inscriptions et sens de lecture _.•

Le disque est composé de 242 signes (45 différents), arrangés en 61 groupes sur les 2 faces et en séquences de 2 à 7 symboles.

>>> http://disque.phaistos.free.fr/images/stephani_01.jpg

Aujourd’hui leur réelle signification n’est pas connue. Les glyphes, numérotées par Arthur Evans laisse à croire qu’il y a certaines ressemblances avec les caractères du Linéaire A (Nahm, Timm) ou les hiéroglyphes louvites, ou égyptiens. Mais la traduction n’est pas encore une réalité. Où se cache donc ce nouveau Champollion ? Voilà maintenant près d’un siècle que le Disque de Phaistos résiste à nous fournir sa véritable signification.

Quant à sa lecture, on longtemps cru qu’il se lisait de l’intérieur vers l’extérieur. On a supposé qu’il aurait été difficile au scribe de faire rentrer exactement son texte avant même d’être sur de la place qui lui était allouée.

Bien évidemment, ce n’est pas aussi sur ! Certaines observations ont montré quelques chevauchements de pictogrammes laissant croire qu’ils avaient été poinçonnés de l’extérieur vers l’intérieur ! En outre, on constate des épigraphiques (corrections apportées au texte, orientation anormale de certains signes, ou encore irrégularités dans l’espacement) qui démontrent bien que le scribe composait son texte au fur et à mesure qu’il l’imprimait.

On n’est pas encore prêt de connaître le sens de lecture car Shannon et Weaver ont prouvé, il y a près de 50 ans, suite à des calculs spécifiques que : qu’on les lise dans un sens ou dans l’autre revenait au même !

•._ Conclusion _.•

Bien ! En plus de ne pas savoir dans quel sens le lire, on ne connaît pas le sens des lettres ! Tantôt une tête chauve, une coquille Saint-Jacques, une mâchoire d’âne, un bouclier rond, tantôt une équerre, une colombe avec une branche d’olivier, un chrysanthème, … ces 45 signes nous laisse perplexe.
Le disque de Phaïstos garde tous ses secrets avec lui. Pour quelle raison ?

*¨*¨*

Sources :

http://disque.phaistos.free.fr/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Disque_de_Phaistos

http://membres.lycos.fr/phaistos/disque.htm

http://www.geocities.com/ctesibos/francais/phaistos/



Les mounds indiens

Archéologie Posted on 15 Feb, 2009 23:04:13

Lorsqu’on parle des
Indiens d’Amérique on voit directement les hommes sur leurs chevaux, ornés de
plumes et de peintures guerrières. On voit aussi les bisons, les shamans voire
même directement les cowboys. Pourtant
les Indiens ne sont pas juste des stéréotypes. Ils sont avant tous, des hommes
vivants avec leur environnement, des
hommes cultivés et doués en astronomie,… des hommes nous ayant laissé de drôles
de monticules funéraires.

Je vais donc vous parler
de leurs tertres (ou tumuli) dont les fameux Effigy-Mounds qui
fascinent toujours autant aujourd’hui.

Tertre = élévation peu considérable de terre

Tumuli (pl. de
tumulus)
= amas de terre ou
construction de pierres, en forme de cône que les Anciens élevaient au-dessus
des sépultures

Les tertres indiens ont
fait parler d’eux pendant des années, allant jusqu’à proposer les spéculations
les plus folles quant à leurs origines. Aujourd’hui nous savons que ces
monticules ne sont pas l’œuvre de mammouths domptés mais bien celle des
Indiens.

C’est au IIIè
siècle av. J.C
que les Adena (population indienne) ont commencé à ériger ces tumuli d’une hauteur
vertigineuse, qu’ils considéraient comme
des escaliers menant au ciel.

Les Indiens Hopewell reprirent cette tradition et bâtirent au centre de
l’État actuel de l’Ohio un lieu de culte monumental. Les nombreux
tertres-pyramides (dont chacune supporte un ou plusieurs temples reliés les uns
aux autres par un entrelacs de routes, le tout selon un plan parfaitement
géométrique) sont entourés d’enceintes défensives et sacrées.
Il est probable
qu’une bonne partie des enceintes soi-disant sacrées ont simplement été élevées
dans un but défensif. En général, elles se composent d’un mur de pierre et d’un
fossé, intérieur ou extérieur, ont la forme d’un parallélogramme, d’un carré ou
d’un cercle parfait, elles peuvent s’étendre sous des kilomètres considérables,
et il n’est pas rare de voir à l’intérieur de l’enceinte principale d’autres enceintes
plus petites, flanquées de tertres défensifs faisant office de bastilles.

Bien plus tard, des
tribus indiennes ont érigé des tertres-pyramides à section ronde, auxquels on
accédait par des rampes menant à des temples de bois.

On peut subdiviser ces
tumuli en 3 groupes, les tertres-funéraires, les tertres-temples et les
tertres-animaux :

Les TERTRES-FUNERAIRES, qui
se comptent par dizaines de milliers, ont hauteur qui varie de 2 à 40 mètres de
hauteur. Ils sont isolés ou par groupes, et affectent généralement la forme
circulaire. Les plus grands, contiennent une quantité considérable d’ossements.
En effet, les Indiens avaient l’habitude de se réunir, tous les 8 ou 10 ans,
pour la « fête solennelle des morts », en un endroit convenu, pour y ensevelir
tous ensemble les ossements de leurs morts préalablement exhumés.

Donc, à
chaque « fête solennelle des morts », on ajoutait une couche d’ossements ainsi
que des couches de terres. Ces tertres devaient représenter un travail colossal
puisque la terre nécessaire pour édifier ses gigantesques tumuli devait être
creusée et transportée à dos d’hommes !!

Nous
pouvons aussi parler des TERTRES-TEMPLES, monticules en forme de pyramide
tronquée, avec des avenues en gradins, montant jusqu’au sommet, et quelquefois
des terrasses à différentes hauteurs, se terminent en une plate-forme plus ou
moins étendue, et atteignent parfois des dimensions considérables. On aime à croire que ces monticules n’étaient
pas exclusivement des temples, mais qu’on y construisait dessus les demeures
des chefs.

(Celui de
Cahokia (**), dans l’Illinois, mesure environ 30 mètres de haut, sur 200 de
long et 150 de large à la base.)

Les TERTRES-ANIMAUX sont les plus curieux. Ils consistent en bas-reliefs
gigantesques taillés à la surface du sol, et représentant des hommes, des
mammifères, des oiseaux, des reptiles, voir même des croix, des pipes, …

Leur
hauteur n’est jamais bien considérable, et il est rare qu’elle atteigne 2
mètres; mais les autres dimensions ont souvent un développement énorme (allant
de 40 à voir même près de 300m).

Les animaux
représentés sont nombreux mais ont un lien direct avec la terre (loup, ours,
serpent) , l’air (aigle, oiseau-tonnerre) ou l’eau (alligator, tortue).

Dans
certaines contrées, les emmenées sont remplacées par des excavations,
c’est-à-dire qu’au lieu d’être figurés en relief, les animaux sont en creux

*Tertes oiseaux*
http://www.larryjzimmerman.com/effigy/flight.jpg

http://www.factology.com/eagle.jpg

On se perd
sur l’origine et le but de semblables travaux. Ils ne contiennent ordinairement
aucun ossements humains, et n’ont pu être destinés, par conséquent, à servir de
sépulture. S’agit-il donc d’un lieu de
culte ? D’une forme de lien entre l’homme et les esprits de la nature,
voir de leurs dieux ?

Pouvons-nous
comparer ces formes avec les « crops
circle » (http://world.std.com/~snet/barb1.gif) ? J’en doute mais
pourquoi pas.

Tertres et
Effigy-Mounds :

*Tertre du serpent*
http://cache.eb.com/eb/image?id=84499&rendTypeId=4

——

(**)Cahokia :
Situé à treize kilomètres au nord de Saint Louis, Missouri, Cahokia est un
foyer de peuplement précolombien qui comptait plus de cent-vingt tumuli. A
première vue sur ces images on peut presque comparer cette « ville »
aux cités mayas. En même temps, nous sommes en Amérique, mais qui a copié
l’autre ? Ou pourquoi l’homme construit-il toujours de la même
façon ?

*Représentations
de Cahokia AVANT*

http://www.press.uchicago.edu/Images/Chicago/chappell41.gif

*Représentations
de Cahokia MAINTENANT*

http://www.brewsteralexander.com/dar/mound.jpg

**SOURCES**

http://www.arte-tv.com/fr/connaissance-decouverte/aventure-humaine/Cette_20semaine/Cette_20semaine/Terra_20X_201/928886.html

http://www.perigord.tm.fr/~pip/16312/16312p06.htm



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