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L'histoire en 3 clics

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Voyagez à travers les époques et laissez-vous emporter par ces civilisations qui vous tendent la main.

Le torque, symbole de l’Europe celtique

Art Posted on 18 May, 2010 12:08:12

Si vous avez eu l’occasion de visiter une exposition sur la culture
celtique, vous aurez remarqué que les bijoux sont très présents dans les
vitrines. On peut donc contempler à foison colliers, fibules et
torques.
C’est d’ailleurs de ces derniers dont je vais parler aujourd’hui.


Le torque est un collier rigide composé de bronze, de
fer ou d’or. Il peut être ouvert ou fermé et on le retrouve chez les
Celtes depuis le début du Ier millénaire av. JC.
Son nom proviendrait de latin « torquis » signifiant «
motif torsadé »
.

Il fut très présent à travers les âges mais sa symbolique se modifie
avec le temps.
Ainsi, si durant la période Hallstatt (850 – 450 av.
JC), le torque fait partie des parures aristocratiques
et devient l’objet incontournable qui accompagne le
défunt dans sa sépulture.

N’allez pas croire que parce qu’il s’agit d’un collier, seules les
femmes le portaient.
Les hommes l’arboraient avec fierté car, hormis le fait qu’il servait
d’objet d’apparat, il était également une sorte de monnaie
d’échange entre aristocrates ainsi qu’un objet votif.

On pouvait offrir le torque aux dieux pour les remercier de leur aide.
On retrouve d’ailleurs des représentations des dieux (pourtant rares)
portant le torque ! Signe de grande valeur et de forte symbolique liée à
l’objet même.

“Pilier des Nautes découvert à Paris”, le dieu Cernunnos porte un
torque autour du cou (mal conservé) et un autre torque sur chacun de ses
bois, ce qui montre le caractère sacré de cet élément de parure.

Mais, comme cité précédemment, le torque accompagne les gens après leur
mort. Certains modèles en or n’étaient fabriqués que dans ce but et ce
sont eux que l’on retrouva lors des nombreuses fouilles de tombes.

Durant l’époque laténienne (450 – 50 av. J.-C.), on
constate une modification de l’usage du torque. Moins présent dans les
sépultures masculines, il reste un objet de parure aristocrate féminine
incontournable.
Chez les hommes, il endosse un nouveau rôle, celui de parure
guerrière.

Cette reconnaissance prend un tel essor que chez les Celtes italiques et
grecs, le torque symbolise le guerrier par excellence.

Et ce fait est attesté par les nombreuses représentations figurées des
IVème – IIème siècles av. JC.

Exemple sur le relief de Civitalbà, en Italie centrale

Toujours durant cette période, le décor du collier se modifie.
Entrelacs, motifs végétaux et représentations diverses de têtes
celtiques lui donnent une plus grande richesse.

On commence à voir des différences entre les divers peuples celtiques,
ce qui permettra également, à travers les fouilles de distinguer les
différentes ethnies…

Sources
http://www.paperblog.fr/1345952/le-torque-symbole-de-l-europe-celtique/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Torque%28collier%29



The Book of Kells

Art Posted on 06 Aug, 2009 10:20:34

Considéré comme le chef d’œuvre manuscrit irlandais par excellence, le Book of Kells est un petit bijou à préserver.
Il existe bon nombre de manuscrits enluminés durant le Moyen-âge mais
celui-ci a une particularité qui fait son charme : l’influence de
différentes cultures condensées en un seul bouquin.

Chaque jour, une des précieuses pages de vélin est tournée pour que le visiteur admire ce trésor.
J’ai eu l’occasion d’admirer l’une de ces pages et j’y suis restée scotchée durant un bout de temps.

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Un peu d’histoire
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Avant toute chose, il faut savoir que dès le VIIIè siècle, l’Irlande subit le mélange de culture latine et celtique.
Cette culture « mixée » est supérieure à celle de l’Angleterre
anglo-saxonne mais également à celle de l’Italie et de la France !
L’Irlande est donc à son apogée concernant l’art des manuscrits « insulaires ».

Travaillé et écrit par des moines vers l’an 800, le « Book of Kells »
est un manuscrit enluminé racontant l’histoire des 4 évangiles du
Nouveau Testament.
L’ensemble des textes est accompagné d’illustrations et d’enluminures colorées.

Il est aujourd’hui exposé au Trinity College de Dublin,
mais était la propriété de l’abbaye de Kells. Le livre a été déplacé
pour raisons de sécurité. Kells ayant été incendié à plusieurs
reprises, le monastère le renfermant depuis autant d’années a jugé bon
de l’envoyer à Dublin pour qu’il soit protégé.

Folio 292r, Evangile de St Jean. In principio erat verbum
http://img35.imageshack.us/img35/2264/450pxkellsfol292rincipj.jpg

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Légende ?
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Difficile de savoir véritablement d’où provient le manuscrit. On a
souvent cru qu’il provenait de l’île de Iona, où St Colomban avait
établi son monastère. On a même prétendu qu’il aurait été l’un des
auteurs direct du livre. Le souci est qu’à l’époque où vivait le saint
(VIè S.), le style calligraphique employé ne s’était pas encore
développé.

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Les particularités
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Les méthodes et dessins utilisées dans le livre représentent tous les styles connus du VIIIè S. et on sait dorénavant que plusieurs personnes s’y sont attelées pendant presque 30 ans !
Lors de la visite, on apprendra qu’il aurait fallu pas moins de 4 groupes de copistes
pour réaliser le livre de Kells. Chaque groupe sa spécialité… le
calligraphe, le pro de la lettrine, le pro de l’enluminure et le celui
qui relit et corrige les fautes.

Le travail est remarquable pour diverses raisons.
Si déjà l’ensemble est copié sur du vélin, les encres tiennent encore à merveille et les textes sont notés avec dextérité.
Quant aux entrelacs et autres dessins ils sont d’une finesse incroyable et tous uniques.
D’ailleurs, à propos d’entrelacs, on peut souvent en admirer sur moins
de 3cm² avec une finition impeccable et aucune erreur visible…

Folio 27r. Représentation des symboles évangéliques
http://img35.imageshack.us/img35/9103/454pxkellsfol027v4evang.jpg

Pourquoi ce livre est-il une merveille en soi ?
Si le travail est remarquable et la qualité de conservation
exceptionnelle, le manuscrit représente un mélange de religions
(chrétienne et celtique) qui cohabite superbement et qui donne un
caractère particulier à chaque dessin de « l’ère des saints et des
savants ».

Peu de manuscrits arrivent à sa cheville et les couleurs ainsi que les
multiples symboles religieux et miniatures renforcent le côté mystique
et magique du chef-d’œuvre.

Sources
http://fr.wikipedia.org/wiki/Livre_de_Kells
http://www.itinerairesbis.com/choix_monde/europe/irlande/dublin.htm
http://bookofkells.free.fr/
http://www.faksimile.ch/werke/werk.php?l=f&show=2&nr=1
Visite personnelle



Les fresques de Bonampak

Art Posted on 06 Aug, 2009 10:18:42

Chérissant fortement les civilisations Aztèques et Mayas, j’ai cherché
ce que je pourrai mettre en avant dans cette culture. Beaucoup de
choses m’ont traversé l’esprit et je me suis finalement arrêtée sur les
fresques de Bonampak.
A mon grand regret, je n’ai pas pu les voir lors de mon périple dans le coin, mais ceci ne m’empêche pas d’en parler.

Avant toute chose, à quoi ressemblent ces fameuses fresques ? A ça :
http://img196.imageshack.us/img196/4567/800pxbonampakpainting.jpg

Elles sont trop effacées ? Vous n’aimez pas ? Peut-être que vous préférez ce genre de couleur ?
http://germigny.creteil.iufm.fr/lecteur/photor/viequot/maya.jpg

Oui ? Moi aussi, mais entre nous méfiez-vous de ces fresques « trop
bien conservées » ou « faussements abimées » qu’on vous montre dans les
musées. Même au Mexique des tas de faux sont exposées dans les musées
et il manque souvent le petit mot « reproduction » sur les pancartes
explicatives.

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Un peu d’histoire
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Bonampak est un site archéologique de la période dite « classique ». C’est-à-dire entre le VIIè et VIIIè siècle.
Composé de 9 édifices, le site renferme autels et bas-reliefs en tout
genre. Mais Bonampak est surtout connu pour ses fresques qui furent si
bien conservées.

Le nom de Bonampak provient de la langue maya. Mais il ne fut pas donné
par ses habitants mais par l’archéologue Morley, qui visita la ville
peu après sa découverte. Bonampak signifiant « murs peints ».

D’ailleurs, sa découverte est récente car connue de nos contrées que depuis 1946.
C’est guidé par les Mayas Lacandon que Giles Healey, photographe, fait
cette grandiose découverte et en parla au monde à son retour avec
preuves photographiques à l’appui, bien entendu.

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Les sujets
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S’il on admire autant ces fresques, c’est qu’elles ont gardé presque
toutes leurs couleurs. Qui plus est, les pigments employés sont typique
de la période classique et de l’utilisation maya pour colorer fresques,
sculptures, codices ou encore vêtements.
On retrouve le rouge brique, le brun, l’ocre mais surtout le très connu bleu maya !

(Le bleu maya, pour info, est un type d’argile, nommé Palygorskite,
mélangé à un colorant organique d’indigo. Connu des scientifiques
depuis 1931, ce bleu est extrêmement résistant et pour cause il a
résisté au temps, à l’érosion, à la biodégradation mais surtout aux
traitements à bases de solvants modernes qu’on lui a fait subir lors
d’analyses).

Au programme de ces fresques recouvrant les murs de 3 pièces dont est
composé le Temple des Fresques : le roi des lieux ainsi que ses 2
femmes et ses enfants, mais aussi serviteurs, danseurs, musiciens,
guerriers, hauts dignitaires, prêtres, scènes de bataille et de
sacrifices, rituels de la vie quotidienne, scènes religieuses,…

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La technique
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D’après les études, à Bonampak, la peinture était tantôt l’objet d’une seule personne, tantôt d’un groupe de peintres.
Mais la base est la même partout, à savoir la première couche d’apprêt, qui est une couche de stuc blanc sur laquelle on trace à la craie ou à l’aquarelle rouge l’ébauche du dessin.

On peint ensuite l’intérieur des corps et éléments principaux.
Ce n’est qu’une fois fini qu’on enduit le fond de rouge ou de bleu.
La dernière étape est le travail des calligraphes qui viennent rehausser de noir les traits des visages, objets et glyphes qui composent la scène.

http://www.wildland.com/trips/details/images/gcm_bonampak-taking-office_b.jpg

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Le mot de la fin
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Ce qu’il y a d’extraordinaire dans cette découverte est que cet ensemble de fresques retracent véritablement la vie quotidienne d’un royaume entier.
On peut voir les habitudes vestimentaires, les différentes castes, les
objets entourant les acteurs du tableau mais aussi obtenir des
informations suite aux transcriptions de glyphes parlant de calculs,
d’astronomie, de religion, de guerre, de sacrifices,…

Ces fresques sont une véritable mine de renseignements qu’il faut
préserver à tout prix pour éviter qu’elles ne disparaissent à cause des
nombreux touristes et visites que le site voit passer tous les ans.

Sources
http://artslivres.com/ShowArticle.php?Id=190&Title=MATHIAS+C%E9dric+-+Les+Fresques+de+Bonampak
http://fr.encarta.msn.com/encyclopedia_761590595/bonampak.html



Les Très Riches Heures du Duc de Berry

Art Posted on 26 Feb, 2009 00:30:59

► Que sont donc les « Très Riches Heures du Duc de Berry» ?
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« Les Très Riches Heures du Duc de Berry » est un livre d’heures.
Véritable collection de textes, cette pièce de collection est unique et merveilleuse.
Faite dans la plus pure tradition médiévale, ce livre de style
gothique, composé de 206 feuillets (dont les pages illustrées font 21
sur 29 cm), a été commandé par le duc Jean Ier de Berry aux frères Paul, Jean et Herman de Limbourg.

Malheureusement pour le duc, les frères n’ont pu terminer cette œuvre avant sa mort en 1416, si bien que c’est Jean Colombe, à la demande de Charles Ier de Savoie, qui acheva l’œuvre bien des années plus tard, entre 1486 et 1489.

Découvert en 1855 par Henri d’Orléans, duc d’Aumale, le manuscrit est actuellement conservé au musée Condé, à Chantilly.

Jean Ier de Berry (en bleu, à droite) dans l’enluminure de Janvier
http://www.corpusetampois.com/che-17-fleureau-b34jeandeberry-heures.jpg

Bien évidemment, le duc de Berry n’aurait jamais pu se douter que ce
livre deviendrait un jour un des manuscrits enluminés le plus important
du XVè siècle.
Jamais un livre d’heures n’aura pris une telle ampleur, encore moins un calendrier.

Les enluminures sont remarquables et le détail a tout pour plaire et donner de véritables informations.
Bien que, selon certains avis, le fait de mettre en avant les
miniatures ainsi que de riches descriptions de paysages du Nord,
portent à croire que l’un des auteurs serait passé par l’Italie.

Mais si Les Très Riches Heures du Duc de Berry sont si bien connues, c’est grâce aux enluminures de son calendrier.
Car ces images sont d’une beauté sans conteste, à tel point que nous parlerons de véritable chef-d’œuvre français du Moyen-âge.

► Qu’est-ce qu’un livre d’heures ?
______________________________

Si son nom est connu grâce aux enluminures de son calendrier, Les «
Très Riches Heures du Duc de Berry » restent un livre d’heures avant
tout.
Un livre d’heures
est donc (en général) un ensemble de textes correspondants aux heures
liturgiques de la journée, incluant également textes, prières, psaumes,
calendriers et messes.

Ainsi, ce livre était rempli de prières pours les différents moments de la journée, de la semaine, des mois et des saisons.
Devenant de plus en plus populaires, ils furent alors de plus en plus embellis et donc enluminés.

Extrait du mois de Mai
http://www.geocities.com/Vienna/Strasse/3356/mai2.jpg

► Les techniques artistiques
___________________________

Comme pour la majorité des enluminures, les couleurs sont obtenues à
base de minéraux, de plantes ou de dérivées chimiques et liées avec de
la gomme arabique.
On retrouvera ici des tons inhabituels tels que le vert de flambe ou encore le bleu azur d’outremer.
Pour ce dernier, dites-vous qu’il était obtenu grâce à un mélange de
pierres précieuses venues du Moyen-Orient et des lapis-lazuli broyé et
pilé. Imaginez-vous donc le prix de cette matière première pour une
seule couleur. Couleur que l’on rencontre en abondance sur le
calendrier !

Les détails sont d’une finesse et l’on dit qu’ils ont été travaillés à
la brosse et pinceaux fins, le tout sous loupes grossissantes.

Pour exemple, la page « novembre » a été faite principalement par Jean
Colombe, je vous laisserai comparer. Le style est moins travaillé.

► En images
____________

Mais pour comparer tout ça, je vous invite à consulter ce site sur
lequel vous retrouverez des descriptions, informations, agrandissements
et pages enluminées du calendrier des Très Riches Heures du Duc de Berry

Cliquez sur la bande colorée en dans le haut de la page, où sont écrits les 12 mois de l’année.
Chaque image apparaît en petit, en haut à gauche, cliquez dessus pour un aperçu en grand format

=> http://www.geocities.com/Vienna/Strasse/3356/janvier.htm

SOURCES
http://www.geocities.com/Vienna/Strasse/3356/berry.htm
http://humanities.uchicago.edu/images/heures/heures.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Tr%C3%A8s_Riches_Heures_du_duc_de_Berry



L’exposition “Book of Kells”

Art Posted on 21 Feb, 2009 17:29:24


Alors que mes 3 jours de city-trip à Dublin s’achèvent, ma soeur et moi
décidons de passer la dernière matinée à Trinity College pour visiter
l’exposition du Book of Kells.
Ici je ne vais pas vous présenter le livre, du moins pas vraiment…
Car vous savez déjà de quoi je parle, bien qu’un petit rafraichissement
n’est pas négligeable 😀
Pour faire court, notez que le “Book of Kells” a été écrit au début du
IXè siècle, par des moines mélangeant religion chrétienne et culture
celtique. Ce livre dont tout le monde parle est en réalité l’un des
plus somptueux manuscrits enluminés racontant l’histoire de 4 évangiles
de la Bible.

Alors de quoi vais-je vous parler? Et bien je vais vous faire entrer
dans un lieu un peu secret, à savoir l’exposition du livre de Kells, au
coeur de Dublin.

http://www.photos-voyage.com/photos-2/dublin-11.jpg

Au coeur de Dublin? Pourquoi le nomme-t-on “de Kells” alors et non “de Dublin”?
Tout bonnement car le livre a été déplacé à Dublin par raison de
sécurité. Kells ayant é té incendié à plusieurs reprises, les
monastères et lieux le renfermant depuis autant d’années ont jugé bon
de l’envoyer à Dublin pour qu’il soit protégé.

°°Arrivée°°

Pour arriver à la-dite salle, il faut passer par Trinity College. Ecole
hautement huppée de Dublin, cette université (la plus ancienne de
Dublin, fin XVIè), est toujours active. On peut d’ailleurs encore
croiser pas loin de 130.000 élèves traversant la cour et les couloirs.

http://leonel.info/ireland/public/trips/dublin1/trinity.jpg

En suivant les flèches, on arrive devant un monument plus “moderne” où
l’on va aller payer notre superbe entrée de 8 euros par personne.
Hé oui la culture c’est cher alors faut passer du temps dans les musées pour rentabiliser 😀

Une fois l’entrée payée on entre dans une pièce assez sombre où l’on
trouve panneaux explicatifs, présentations d’anciens livres sous
verres, photos et documentaires TV.
Bien sur, photo interdite! Vous ne connaitrez ces lieux que si vous y
entrez 😉 Car je n’ai rien trouvé sur internet pour vous plonger dans
le décors.

°°Visite de la salle 1°°

Tout de suite, le ton est donné. L’exemple est clair : ma soeur ne
connaissant absolument rien à l’histoire et encore moins intéressée par
les enluminures, à la base, m’a tout de suite dit “mais ça ressemble
pas à ce qu’on voit habituellement avec le Christ ce livre!”.

Et bien non chère soeur, le mélange celtique et biblique joue
fortement. Les visages sont particuliers, les formes zoomorphiques
ainsi qu’un multitude de dessins celtiques, mêlés à la religion
chrétienne donne un dessin particulier.

Exemple
http://images.encarta.msn.com/xrefmedia/sharemed/targets/images/pho/00179/00179a4c.jpg

Je plonge donc dans les explications et laisse ma soeur découvrir l’art
de ces moines anciens grâce à une présentation du livre de Kells, de
son orignie, de ce qu’il contient, du style employé, des datations et
d’une présentation chronologique.

°°Visite de la salle 2°°

Après avoir englouti l’introduction, on s’aventure dans la pièce nous
décrivant différentes scènes d’enluminures, nous expliquant la méthode
pour créer le vélin et d’où il provient. Des explications nous sont
données en regardant dans les différents écrans disposés dans les murs.
De l’étape de la création du vélin, à celle des reliures de pages ou
encore la manière d’écrire et de créer ses encres.

On y voit également, sur un autre mur, les pierres avec lesquelles on obtenait l’encre et qui tient encore aujourd’hui!
Incroyable de contempler des morceaux de malachite (vert), de réalgar (rouge), d’orpiment (jaune), etc…

Dans cette salle, on peut également comprendre les différents symboles
représentés tels que les chiens, les serpents, les paons, les croix et
autres détails des enluminures. Un panneau reprend les animaux les plus
fréquent, associés aux lettrines ou non et permettant de retrouver le
caractère religieux de l’affaire.

A propos, savez-vous que le paon représente le Christ? On prétendant
que le paon ne pourrissait jamais, c’est pourquoi il vivait pour
l’éternité, en quelque sorte. Le Christ prendra alors souvent cette
forme animale pour vivre à jamais, au travers des siècles.

Mais on apprend aussi qu’il aurait fallu pas moins de 4 copistes pour
réaliser le livre de Kells. Chaque copiste sa spécialité… le
calligraphe, le pro de la lettrine, le pro de l’enluminure et le 4e
j’ai oublié 😀 celui qui corrige les fautes qui sait.

Exemples de description : Rhô (étant les deux premières lettres du mot « Christ » en grec)
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/e/ee/KellsFol034rChiRhoMonogram.jpg/438px-KellsFol034rChiRhoMonogram.jpg

Mais ce n’est pas tout, on admire et on apprend également que
l’exposition renferme d’autres livres, digne d’intérêt tels que le
livre de Durrow (VIIè) et le livre d’Armagh (IXè).
Les sources parlent également du livre de Dimma (VIIIè) mais celui-ci n’est pas exposé au public.
Une jolie découverte donc pour moi. Ravie d’apprendre et de pouvoir
admirer le contenu de ces livres qui passent un peu en second plan.

Extrait du livre de Durrow
http://images.encarta.msn.com/xrefmedia/sharemed/targets/images/pho/t235/T235112A.jpg

Extrait du livre de Dimma
http://www.bellchamber.net/catalogue/ArtefactDimmaStJohns.jpg

°°Salle du livre°°

Haaa la voilà… toute petite pièce sombre dans laquelle se trouve 4 livres sous verre.
Je m’y penche durant un long moment. Trop long selon la patience de ma soeur :))
Et je découvre cet art incroyable…

http://img84.imageshack.us/img84/7204/bookkellsvz8.jpg

Par soucis de conservation, on prétend que chaque jour une page est tournée et que donc, les visiteurs ne voient jamais la même.
Pour ma part j’ai été ravie d’apprécier ce travail minutieux, cette
précision, ces couleurs toujours chatoyantes et d’admirer l’état de
conservation incroyable depuis tout ce temps.

Les différents livres cités y sont, quant à celui de Kells, une page
ouverte sur une enluminures, l’autre sur un texte aux lettrines fort
sympathiques.

http://img84.imageshack.us/img84/7949/photodulivredo3.jpg

La page que j’ai pu admirer : représentations de Matthieu, Marc, Luc et Jean
http://www.emmedici.com/journeys/eire/storia/kellslarge.jpg

°°L’ancienne bibliothèque°°

Dernière étape… quitter le côté sombre pour grimper jusqu’à l’étage où l’on tombe directement dans l’ancienne bibliothèque.

http://img229.imageshack.us/img229/1369/06bibft6.jpg

Celle que l’on nomme “Long room”, car elle fait 65m de long, est une
bibliothèque comme on en rêve. Ce magnifique espace éclairé de la
lumière du jour, nous plunge entre bustes en marbre, petites échelles
pour accéder aux livres les plus hauts (mais on ne peut y aller
évidemment) et fraicheur conservatrice.
On termine notre visite parmis plus de 200.000 vieux livres classés par
ordre alphabétique avant de redescendre et de retrouver le XXIè siècle.

°-°-°
Sources :
Visite de l’exposition du “Book of Kells”, Dublin
http://www.itinerairesbis.com/choix_monde/europe/irlande/dublin.htm
http://bookofkells.free.fr/
http://www.tcd.ie/Library/heritage/longroom.php



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